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Étouffement, hémorragie, malaise : les bons réflexes face à l’urgence
Ce que vous apprendrez dans cet article :
Comment reconnaître un étouffement et distinguer obstruction partielle et totale.
Quelle est la conduite à tenir face à une hémorragie externe importante.
Comment réagir face à un malaise et quelles informations transmettre aux secours.
Pourquoi ces situations exigent des réflexes appris en formation.
L’arrêt cardiaque n’est pas la seule urgence vitale que l’on peut rencontrer. Un morceau d’aliment qui bloque les voies respiratoires, une plaie qui saigne abondamment, une personne qui devient soudainement pâle et confuse : ces situations surviennent régulièrement, au travail comme dans la vie quotidienne.
Chacune appelle des réflexes spécifiques. Les connaître, c’est pouvoir agir utilement dans les minutes qui précèdent l’arrivée des secours.
1. L’étouffement : reconnaître et agir
Distinguer obstruction partielle et obstruction totale
Face à une personne qui s’étouffe, la première chose à évaluer est la nature de l’obstruction. Cette distinction détermine entièrement la conduite à tenir.
En cas d’obstruction partielle, la personne peut encore tousser, parler ou émettre des sons. L’air passe encore. Dans cette situation, le réflexe essentiel est de ne pas intervenir physiquement : il faut encourager la personne à tousser, car la toux est le mécanisme naturel le plus efficace pour expulser le corps étranger. Intervenir risquerait de déplacer l’objet et de transformer une obstruction partielle en obstruction totale.
En cas d’obstruction totale, la personne ne peut plus parler, ne peut plus tousser, ne peut plus respirer. Elle porte souvent les mains à sa gorge, son visage devient rouge puis bleuté. C’est une urgence vitale immédiate qui impose une intervention sans délai par des techniques de désobstruction.
Les techniques de désobstruction
Les manœuvres de désobstruction diffèrent selon qu’il s’agit d’un adulte, d’un enfant ou d’un nourrisson. Elles reposent sur des gestes précis, dont l’exécution correcte conditionne l’efficacité. C’est typiquement le type de geste qui ne peut pas s’apprendre par la lecture : la position du sauveteur, celle de la victime, la force et l’orientation du geste s’acquièrent en formation, sur mannequin et sous supervision.
En cas d’échec des manœuvres et de perte de connaissance de la victime, la situation évolue vers un arrêt cardiaque et impose une réanimation.
2. L’hémorragie externe : comprimer et alerter
Reconnaître une hémorragie importante
Une hémorragie externe est considérée comme importante lorsque le saignement est abondant et continu, imbibant rapidement les vêtements ou un tissu appliqué sur la plaie. Le risque est celui d’une perte sanguine rapide pouvant conduire à un état de choc.
La conduite à tenir
Le principe est la compression directe et continue de la plaie. On appuie fermement sur le point qui saigne, avec la main protégée si possible (gant, sac plastique, tissu propre) pour limiter le risque de contact avec le sang.
La compression doit être maintenue sans relâchement jusqu’à l’arrivée des secours. Relâcher pour vérifier l’état de la plaie fait repartir le saignement et annule le bénéfice de la compression.
La victime est allongée pour limiter le risque de malaise. Les secours sont alertés en précisant l’importance du saignement et sa localisation. Il faut également surveiller l’état de conscience de la victime pendant toute l’attente.
Le cas des corps étrangers
Si un objet est planté dans la plaie, il ne faut jamais le retirer : il peut faire office de tampon limitant l’hémorragie. La compression se fait alors autour de l’objet, sans déplacer celui-ci.
3. Le malaise : évaluer et transmettre
Ce qu’est un malaise
Un malaise est une sensation soudaine de trouble physique, sans perte de connaissance complète. La personne peut être pâle, en sueur, prise de vertiges, de nausées, de douleurs, de troubles de la vision ou de la parole. Un malaise peut être bénin ou révéler une pathologie grave : accident vasculaire cérébral, infarctus, hypoglycémie sévère.
La conduite à tenir
Le premier réflexe est de mettre la personne au repos, dans la position où elle se sent le mieux. Il ne faut pas la forcer à s’allonger si elle préfère rester assise, notamment en cas de gêne respiratoire.
Ensuite, il s’agit de recueillir des informations en interrogeant la personne : depuis combien de temps ressent-elle ces symptômes ? A-t-elle déjà eu ce type de malaise ? Prend-elle des traitements ? Souffre-t-elle d’une pathologie connue ? Ces éléments sont précieux pour les secours.
Certains signes doivent alerter immédiatement et conduire à appeler le 15 sans attendre : une déformation du visage, une faiblesse ou une paralysie d’un côté du corps, des troubles de la parole (signes évocateurs d’un accident vasculaire cérébral), une douleur thoracique intense, une difficulté respiratoire importante.
Ne pas donner à boire ni à manger
Face à une personne en malaise, il ne faut ni donner à boire, ni donner à manger, ni administrer de médicament, sauf indication expresse du médecin régulateur du 15.
4. Pourquoi ces réflexes s’apprennent en formation
Ces trois situations ont un point commun : elles exigent une évaluation rapide et une réponse adaptée, sous stress. Une erreur d’appréciation, comme confondre une obstruction partielle et totale, ou relâcher une compression, peut avoir des conséquences graves.
La formation aux gestes de premiers secours permet de s’entraîner à ces situations en conditions réalistes : reconnaître les signes, choisir la bonne conduite, réaliser les gestes correctement. C’est cette pratique qui transforme des connaissances en réflexes fiables.
Cet article a une vocation informative. Il ne remplace pas une formation encadrée par des professionnels du secourisme.
Conclusion : trois urgences, trois réflexes à connaître
L’étouffement, l’hémorragie et le malaise font partie des urgences les plus fréquemment rencontrées. Savoir les reconnaître et adopter la bonne conduite dans les premières minutes permet de limiter l’aggravation de l’état de la victime en attendant les secours.
Retrouvez les modalités et les prochaines dates sur notre formation Gestes de Premiers Secours.
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FAQ – Étouffement, hémorragie, malaise
Que faire face à une personne qui s'étouffe mais qui tousse encore ?
Il ne faut pas intervenir physiquement. Si la personne tousse, parle ou émet des sons, l’obstruction est partielle et l’air passe encore. La toux est le mécanisme le plus efficace pour expulser le corps étranger. Il faut encourager la personne à tousser et rester à ses côtés pour surveiller l’évolution.
Faut-il retirer un objet planté dans une plaie qui saigne ?
Non. Un corps étranger planté dans une plaie ne doit jamais être retiré : il peut limiter l’hémorragie en faisant office de tampon. La compression se fait autour de l’objet, sans le déplacer, en attendant les secours.
Quels signes de malaise doivent faire appeler les secours immédiatement ?
Une déformation du visage, une faiblesse ou une paralysie d’un côté du corps, des troubles de la parole, une douleur thoracique intense ou une difficulté respiratoire importante imposent d’appeler le 15 sans attendre. Pour comprendre la conduite à tenir générale face à une urgence, consultez notre article dédié.
Peut-on donner à boire à une personne en malaise ?
Non. Il ne faut ni donner à boire, ni donner à manger, ni administrer de médicament, sauf indication expresse du médecin régulateur du 15. Le risque est notamment celui d’une fausse route si l’état de la personne se dégrade.
Que se passe-t-il si une personne qui s'étouffe perd connaissance ?
La situation évolue vers un arrêt cardiaque et impose une réanimation immédiate. Pour comprendre comment réagir face à un arrêt cardiaque, consultez notre article dédié.
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